martes, 3 de febrero de 2026

EMANUELE FILIBERTO DE SABOYA VISITA ESPAÑA Y EL PRINCIPADO DE ANDORRA.

 

S.A.R. Emanuele Filiberto de Saboya, príncipe de Venecia y duque de Saboya, uno de los protectores más ilustres del Real Cuerpo de la Nobleza del Principado de Asturias, y jefe de las Órdenes Dinásticas de la Casa de Saboya, realizó una visita institucional a España y al Principado de Andorra entre los días 21 y 23 del pasado mes de enero. Este viaje se desarrolló en un marco de relaciones corporativas, espirituales y sociales de especial relevancia, reafirmando el papel activo de las Órdenes Dinásticas de la Casa Real de Saboya en el diálogo europeo contemporáneo y en la promoción de valores humanistas compartidos.

La jornada inaugural estuvo marcada por una profunda dimensión simbólica y moral. El homenaje rendido a las víctimas del trágico accidente ferroviario de Adamuz constituyó un gesto de sobriedad, respeto y sincera cercanía, expresando una participación solidaria en el dolor colectivo. Posteriormente, en la ciudad de Barcelona, diversos momentos de oración y recogimiento espiritual señalaron el inicio de una visita caracterizada por la reflexión, la memoria y el compromiso con los valores fundamentales de la dignidad humana.

El segundo día estuvo dedicado al diálogo con instituciones eclesiásticas y civiles, poniendo de relieve la histórica vinculación de la Casa de Saboya con la tradición cristiana europea. La visita a la Abadía de Montserrat revistió un especial significado, al unir espiritualidad, historia y memoria dinástica, evocando la continuidad histórica y el legado cultural de la Familia Real de Saboya en el contexto europeo.

De manera paralela, el compromiso social de las Órdenes Dinásticas se manifestó de forma concreta mediante el apoyo al proyecto “Mamás en Acción”, iniciativa solidaria que reunió a instituciones, órdenes de caballería y representantes de la sociedad civil en un clima de colaboración y responsabilidad compartida. Este compromiso se materializó durante la Gala Benéfica celebrada en el Círculo del Liceo de Barcelona, evento que congregó a ilustres invitados internacionales, delegados diferentes órdenes de caballería y corporaciones nobiliarias, miembros de la nobleza española, damas y caballeros de la Delegación Española de las Órdenes Dinásticas de la Casa de Saboya, así como a numerosas personalidades del ámbito social y cultural.

La visita concluyó el día 23 en el Principado de Andorra, donde S.A.R. el Príncipe fue recibido por las autoridades parlamentarias del país. Los encuentros institucionales, así como los contactos mantenidos con representantes del mundo económico y empresarial, contribuyeron a fortalecer los lazos existentes y a abrir nuevas perspectivas de cooperación, confirmando la relevancia del diálogo entre tradición y modernidad en un contexto europeo en constante evolución.

En su conjunto, la presencia de S.A.R. Emanuele Filiberto de Saboya en España y Andorra constituyó un acontecimiento de notable significado, reflejo de los valores de responsabilidad, servicio y atención personalizada que inspiran la labor de las Órdenes Dinásticas de la Casa Real de Saboya, y de su vocación de contribuir activamente al bien común y al entendimiento entre instituciones, pueblos y tradiciones.

Fuente: https://www.ordinidinasticicasasavoia.it/
Imagen: Archivo de este blog.

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lunes, 2 de febrero de 2026

LA MATRITENSE PUBLICA EL VOLUMEN XXVII DE SUS ANALES.

 

Ayer mismo, la RAMHG publicaba el nuevo número de los Anales de la Real Academia Matritense de Heráldica y Genealogía, correspondiente al volumen nº XXVII, del año 2024.

El mismo cuenta con los siguientes contenidos:
Efemérides.
Estudios.
Valentín de Céspedes y Aréchaga. Enlaces matrimoniales de Don Gregorio Félix Baíllo de la Beldad. Antecedentes de sus matrimonios con Doña Josefa de Torres Pacheco y con Doña María de Solís Magaña.
 José María de Francisco Olmos y Antonio Carpallo Bautista, Nuevas identificaciones heráldicas en superlibros y exlibris de la Biblioteca Histórica de la Universidad Complutense de Madrid.
–Javier Sanchiz Ruiz. El Condado del Valle de Súchil. Genealogía de un título nobiliario novohispano y su fraudulenta rehabilitación por un alcalde de Madrid.
–Elizabeth Roads. Scottish Coronation, their form and legacy.
–Juan José Sánchez Badiola. Estatuaria sepulcral en la Montaña leonesa.
–Valeriano Sánchez Ramos. Ascendencia y descendencia del Doctor Velasco: de mercaderes judíos burgaleses a caballeros de Santiago vallisoletanos.
–Francisco Zaldívar de Velasco. La familia Enríquez de Navarra en Almansa. La polémica: descendientes de la Casa Real de Navarra o simples pecheros.
Madrid.
 –Luis Fernando Fernández Guisasola y David Millán Fernández. La memoria del poder “reginal”: las gobernantes del callejero de Madrid.
Memoria de actividades de la Real Academia Matritense de Heráldica y Genealogía durante el curso 2023-2024.

La publicación cuenta con 302 y para más información: https://ramhg.es/

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viernes, 30 de enero de 2026

TRADUCTION DE L´ARTICLE: " LOUIS ALPHONSE DE BOURBON, DUC D´ANJOU: LE POIDS D´UNE COURONNE INVISIBLE" .

Riestra 2026

Il y a des couronnes qui ne se voient pas mais qui pèsent. Elles ne brillent pas en vitrine ni ne reposent sur des têtes sacrées, mais survivent dans la mémoire du Droit, dans la logique de l’Histoire et dans la silencieuse obstination des dynasties. La couronne de France, abolie par la révolution, mais jamais formellement éteinte sur le plan dynastique, appartient en droit proprement dit à cette catégorie.
Au centre de cette continuité nous trouvons aujourd’hui Louis Alphonse de Bourbon y Martinez Bordiu, Duc d’Anjou, que beaucoup de Français (tous les jours plus nombreux) reconnaissent comme Louis XX, Chef de la Maison de Bourbon, successeur des Rois très Chrétiens.

Né à Madrid en 1974, Louis Alphonse incarne un paradoxe profondément européen : il est espagnol de naissance, français de Droit Historique et de Sang Capétien. Sa figure ne s’explique pas selon la politique contemporaine, mais selon un concept beaucoup plus ancien du Pouvoir selon lequel la légitimité ne procède pas d’un consentement circonstanciel, mais de la transmission héréditaire, héritier nécessaire, conformément aux Lois Fondamentales, considérées comme supérieures à la volonté des hommes.


Depuis le couronnement d’Hugues Capet en 987, la Monarchie Française est régie par un ensemble de principes non codifiés, mais universellement acceptés : primogéniture masculine, exclusion de la femme et de la transmission en ligne féminine, continuité automatique du roi mort en son successeur légitime, et Indisponibilité de la Couronne. Ceux-ci appelés Lois fondamentales n’étaient pas une Constitution au sens moderne, mais quelques chose de plus profond : une tradition juridique Sacralisée par le temps.
C’est précisément sur ce terrain que repose le droit indiscutable de Louis Alphonse, à plus forte raison quand nous savons qu’actuellement son cousin, S.M. don Felipe VI, étant Roi d’Espagne, ne pourrait jamais être en même temps de France, au cas où cela lui correspondrait.
Comme descendant direct, en ligne masculine ininterrompue depuis Louis XIV, à travers son petit-fils Philippe V, premier Bourbon Roi d’Espagne, le Duc d’Anjou est aujourd’hui l’aîné des Capétiens par la primogéniture. Aucune autre branche (ni la branche d’Orléans, ni les collatérales) ne peut faire valoir une plus grand ancienneté en ligne masculine.

Le grand point de controverse historique est, comme chacun sait, la renonciation de Philippe V à ses droits à la Couronne de France en 1713, imposée par les puissances européennes dans le contexte du Traité d’Utrecht. Cependant cette renonciation pèche par un défaut essentiel : un Roi de France ne pouvait renoncer validement à la couronne parce que celle-ci ne lui appartenait pas en propriété privée. La Couronne était Indisponible, inséparable de l’Ordre de Succession et dépendait de Lois Supérieures y compris au Monarque régnant.
Ainsi ce que le droit international accepta comme solution politique, le Droit Dynastique français n’en reconnut jamais la validité. La lignée espagnole ne perdit jamais ses Droits, les conserva ainsi dans le silence, dans l’attente que l’Histoire oubliera les branches cadettes.
Quand en 1989 mourut Alphonse de Bourbon y Dampierre, le père de Louis Alphonse, se produisit un effet plus symbolique que public, mais non moins significatif.
Ainsi, son fils fut reconnu dans les Cercles Monarchistes comme le Chef de la Maison de Bourbon et héritier des Droits Dynastiques des Roi de France.

Louis Alphonse a assumé ce rôle avec une sobriété délibérée. Loin des activismes politiques ou du folklore nostalgique, sa présence publique s’est centrée sur le cadre culturel, historique et de représentation. Il a participé à des Commémorations Royales françaises, il a défendu la mémoire de la Monarchie comme partie essentielle de l’identité historique de la France et s’est toujours présenté, non comme un prétendant en recherche de pouvoir, mais comme le dépositaire d’une tradition millénaire.
En ce sens, sa personne ressemble plus à une sentinelle qu’à un prétendant : quelqu’un qui conserve, transmet et représente, sachant encore que le temps actuel ne lui est pas nécessairement favorable.

Le Duc d’Anjou avec plusieurs membres du Conseil de la Noblesse des Asturies.

Sa récente élection comme Conseiller Magistral du Royal Corps de la Noblesse de la Principauté des Asturies ajoute une dimension significative à son profil. Cette institution, héritière de l’antique noblesse territoriale espagnole, n’est pas un simple vestige social, mais un espace ou la tradition, la mémoire historique et la continuité symbolique conservent une grande valeur.
Que Louis Alphonse ait été intégré à cette dimension, ne tient pas du hasard :sa figure incarne une conception de la Noblesse, non comme un privilège vide, mais une responsabilité historique. A une époque dominée par l’éphémère, sa présence rappelle que l’Europe ne s’est pas construite uniquement sur des révolutions, mais aussi sur des dynasties, pactes du sang et des siècles de droit coutumier.

Soutenir les droits dynastiques de Louis Alphonse de Bourbon n’implique pas nécessairement de défendre une restauration immédiate de la Monarchie française. Pour beaucoup de ses défenseurs, la question est plus profonde : il s’agit d’affirmer que l’histoire ne peut être effacée par décret, et que même les républiques vivent, en partie, des héritages qu’ils disent avoir effacés.
Louis Alphonse représente, ainsi, une France alternative : pas celle de la rupture révolutionnaire, mais celle de la continuité historique : pas celle du pouvoir conquis, mais celle du pouvoir transmis ; pas celle du présent immédiat, mais celle de la longue durée.

Dans un monde qui a oublié la valeur de la légitimité, sa figure rappelle qu’il y a des Droits qui ne se prescrivent pas, des Couronnes qui ne se détruisent pas et des Rois qui ne nécessitent pas un Trône pour exister.

Riestra2026

Texte traduit par : Louis Angulo-Jovellanos.
Vous pouvez lire l'article original : ici.

Publicado por La Mesa de los Notables.

 


PRESENTACIÓN DEL Nº. 400 DE HIDALGUÍA.

 

El día 27 de este mes de enero, en la sede de la Real Asociación de Hidalgos de España (RAHE), tuvo lugar el acto de presentación del número 400 de la revista Hidalguía, una edición especialmente significativa dedicada a la memoria de su fundador, don Vicente de Cadenas y Vicent. El evento reunió a destacados representantes de la Asociación y de la propia publicación, reflejo del recorrido histórico y del peso intelectual alcanzado por la revista a lo largo de más de siete décadas. En el acto intervinieron don Manuel Pardo de Vera y Díaz, presidente de la RAHE; don Mario Jaramillo y Contreras, secretario de la Asociación y anterior director de Hidalguía; doña María Inés Olaran Múgica, actual directora de la publicación y don José María de Francisco Olmos, subdirector de la misma.

Fundada el 10 de junio de 1953, Hidalguía precede incluso a la creación de la entonces denominada Asociación de Hidalgos, Infanzones y Noblezas a Fuero de España, constituida el 13 de noviembre de 1954. Ya en el primer número de la revista se recogía la idea fundacional de la Asociación, lo que evidencia la estrecha vinculación entre ambas instituciones desde su origen. En la gestación de la revista participaron también figuras tan destacadas  como don Vicente Castañeda, don Francisco de Cadenas y el barón de Cobos de Belchite.
Desde sus inicios, Hidalguía no se limitó al estudio de la genealogía y la heráldica, sino que asumió como uno de sus objetivos fundamentales la reivindicación de la hidalguía como forma de nobleza característica de la tradición española, en un momento en que esta se encontraba prácticamente relegada al olvido. Bajo la dirección de don Vicente de Cadenas, la revista nació con un sólido y prestigioso cuadro de colaboradores, integrando a algunos de los más relevantes especialistas en las disciplinas abordadas.


A lo largo de sus 73 años de publicación ininterrumpida, Hidalguía ha estado dirigida por don Vicente de Cadenas y Vicent, don Faustino Menéndez Pidal de Navascués, don Mario Jaramillo y Contreras y, desde el 1 de enero de 2025, por su actual directora doña María Inés Olaran Múgica. La aparición del número 400, correspondiente al último cuatrimestre de 2025, ha constituido una ocasión excepcional para rememorar su trayectoria y expresar un sincero agradecimiento a todas las personas que, desde distintos ámbitos, han hecho posible su continuidad y prestigio.
El acto fue abierto por don Manuel Pardo de Vera y Díaz, quien ofreció una cuidada semblanza de la vida y obra de don Vicente de Cadenas y Vicent, subrayando su decisiva contribución tanto a la revista como a la RAHE. A continuación, por parte de su actual directora, se realizó un recorrido por la historia de Hidalguía, destacando los principales hitos alcanzados y los numerosos proyectos e iniciativas que, surgidos desde sus páginas, se han consolidado con el paso del tiempo.

Por su parte, don Mario Jaramillo y Contreras evocó su relación personal y profesional con Menéndez Pidal, compartiendo diversas anécdotas de su etapa como segundo director de la revista. Cerró el turno de intervenciones don José María de Francisco Olmos, quien puso de relieve la relevancia académica de la revista, así como su estrecha vinculación con don Faustino Menéndez Pidal, especialmente durante los últimos veinte años de colaboración continuada.
La presentación del presente número se ha convertido en un acto de memoria, reconocimiento y continuidad, reafirmando el papel de la revista como referente imprescindible en los estudios de estas disciplinas, y como testimonio vivo de una tradición intelectual que sigue plenamente vigente.

Enlace de YouTube para ver íntegramente la presentación: aquí.
Para descargar este número de Hidalguía:aquí.

Fuente: Montejaso.
Publicado por La Mesa de los Notables. 

jueves, 29 de enero de 2026

LA HERÁLDICA DE LA LETRA: MONOGRAMAS Y TRIUNFOS ACADÉMICOS.

Alejandro Riestra Martínez. 

El monograma como símbolo de identidad.

Desde una perspectiva heráldica, para no alejarnos de la temática de este blog, el monograma no podemos entenderlo como un mero ornamento tipográfico, sino como una síntesis visual de identidad. Al igual que el blasón, siglos antes de la existencia del logotipo moderno, el monograma nace de la necesidad de significar nombre, pertenencia y memoria mediante signos duraderos, reconocibles y cargados de intención.
En su forma esencial consiste en la entrelazadura o disposición armónica de letras, generalmente iniciales, que representan a una persona, familia o institución. Sin embargo, su valor simbólico trasciende con mucho la literalidad de los caracteres que lo componen. En el ámbito heráldico, el monograma actúa como un emblema personal comparable a una divisa o a un signo parlante: manifiesta la identidad de su portador sin necesidad de palabras ni de otros elementos figurativos.

Aunque sus orígenes se remontan a la Antigüedad (monedas griegas, sellos romanos, marcas de alfareros), es en la Edad Media cuando adquiere una dimensión plenamente cercana a la heráldica. Reyes, obispos y grandes linajes lo emplearon como marca de soberanía, legitimidad y autoridad, especialmente en documentos, arquitectura y objetos litúrgicos. El célebre crismón cristiano o los monogramas reales carolingios constituyen ejemplos tempranos de cómo letra y poder se funden en una única figura.
En este contexto, el monograma actúa como sello de presencia: allí donde aparece representa de facto a un individuo o su a Casa. Su reiteración consolida autoridad y  su estilo comunica jerarquía, rango y aspiración.

Como el blasón, el monograma debe obedecer a principios formales claros: equilibrio compositivo, legibilidad simbólica y coherencia visual. La elección tipográfica, la simetría o asimetría de las letras, la incorporación de coronas, cruces, roleos o cartelas, no son decisiones estéticas neutras sino afirmaciones conscientes de estatus, tradición o intención.

Un monograma puede ser sobrio y geométrico, evocando disciplina, orden y permanencia; o barroco y fluido, sugiriendo nobleza, antigüedad o refinamiento. En ambos casos, la forma comunica tanto como las letras que contiene.
Históricamente, este modo de representación identitaria ha coexistido con el escudo heráldico, a veces complementándolo y otras sustituyéndolo. En contextos donde el blasón resultaba excesivamente complejo (papelería, encuadernaciones, vajillas, joyas u objetos de uso cotidiano) el monograma ofrecía una versión condensada de la identidad heráldica: una suerte de firma noble del linaje.
En época moderna, cuando la heráldica perdió parte de su función jurídica, pero conservó su valor simbólico, el monograma sobrevivió con notable vitalidad. Familias, órdenes, universidades y casas reales lo mantuvieron como un símbolo más íntimo y menos público que el escudo, pero no por ello menos significativo.

El Vitor.

A medio camino entre la caligrafía y el emblema, no podemos olvidar otro tipo de monograma que, sin cumplir una función estrictamente identificativa, trasciende la mera celebración académica, y ha perdurado durante siglos en ese territorio híbrido entre la escritura y el signo: los vítores universitarios. Auténticos monogramas académicos, se revelan como condensaciones gráficas de honor, saber y pertenencia.
El vítor nace como proclamación pública del éxito intelectual. Cuando un estudiante alcanzaba el grado de doctor, o cuando un magister era reconocido por su excelencia, la comunidad universitaria dejaba constancia de ese logro escribiendo el “VÍTOR” en los muros de la ciudad. No se trataba de un gesto privado, sino urbano y colectivo: el saber se exhibía, se grababa en la piedra y reclamaba su lugar en el espacio común.

Desde el punto de vista formal, el vítor constituye un monograma complejo. El término procede del latín victor, y la palabra se estiliza hasta convertirse en un signo gráfico en el que las letras se entrelazan, se simplifican o se funden. La “V” inicial suele dominar la composición, acompañada en ocasiones de iniciales, símbolos religiosos, coronas, cruces o fechas. Cada trazo resulta significativo: no se trata simplemente de escribir, sino de construir identidad visual.
El color rojo, tradicionalmente obtenido del almagre, refuerza su carácter simbólico. Es el rojo de la vida, de la sangre y del esfuerzo; un color visible desde la distancia y resistente al paso del tiempo. De este modo, el vítor no solo comunica un nombre o un triunfo, sino que afirma una presencia: “aquí estuvo alguien que supo, que venció en el campo del intelecto”.

Como todo monograma, el vítor equilibra lo individual y lo colectivo. Representa a una persona concreta, pero se inscribe en un código compartido y reconocible por la comunidad académica. Funciona así como una firma ritualizada: no expresa vanidad personal, sino integración en una tradición. Quien ostenta un vítor no se distingue del sistema; se consagra dentro de él.


En nuestro siglo, cuando la universidad ha desplazado muchos de sus rituales, los vítores permanecen como huellas gráficas de una cultura del saber que entendía el conocimiento como algo digno de celebración pública. 

Ni moda, ni recurso ornamental.

El monograma no puede entenderse como una moda pasajera ni como un simple recurso ornamental vinculado a una época determinada. Es, ante todo, un dispositivo simbólico de larga duración, una forma de pensamiento visual que atraviesa siglos y conecta la heráldica clásica con los sistemas contemporáneos de identidad gráfica (volvemos nuevamente al logo). Allí donde unas letras se ordenan con intención, coherencia y dignidad, surge un signo que aspira (como el blasón) a fijar un nombre en la memoria y a proyectarlo más allá de su tiempo.

Tanto en el ámbito familiar como en el académico, el monograma demuestra que la identidad puede ser condensada sin empobrecerse, y que la síntesis formal no implica pérdida de significado. En su economía de medios reside su potencia simbólica, pues reduce la identidad a lo esencial sin despojarla de profundidad ni de autoridad.
Por su lado, los vítores universitarios leídos desde esta perspectiva, refuerzan esta idea. Son la prueba de que el pensamiento simbólico no se limita al linaje o a la sangre, sino que puede trasladarse al mérito intelectual y al saber compartido. En ellos, la letra se convierte en emblema y el logro académico en memoria pública, fijando en el espacio urbano una identidad que aspira a perdurar tanto como la piedra que la sostiene.

Ya sea sustituyendo a un blasón, trazado con almagre sobre un muro o reinterpretado en clave contemporánea, el monograma sigue cumpliendo su función esencial: hacer visible una identidad, ordenarla simbólicamente y ofrecerla al tiempo como promesa de permanencia.

Imágenes: 1) Monograma de Carlomagno.- 2) Monograma con la inicial y numeral de FelipeVI (cifra).-  3)Vitor de Santa Teresa de Jesús -Edificio Histórico de la Universidad de Salamanca.-



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miércoles, 28 de enero de 2026

CAPÍTULO DEL REAL CUERPO DE LA NOBLEZA DE MADRID.

 (Enero de 2026).

Con ocasión de la festividad de San Ildefonso, patrono del Real Cuerpo de la Nobleza de Madrid, el Real Monasterio de la Encarnación acogió, en la tarde del pasado día 24 de este mes de enero, la celebración del Capítulo anual de esta histórica corporación nobiliaria.
El solemne acto dio comienzo con la investidura y juramento de los siete nuevos Caballeros que ingresaron formalmente en el Real Cuerpo conforme a sus estatutos y tradiciones seculares. A continuación, se celebró la Santa Misa, oficiada por Monseñor don Joaquín Martín Abad, en un marco de recogimiento y dignidad acorde con la significación religiosa e institucional de la ceremonia.

Al Capítulo asistieron representantes de algunas de las corporaciones nobiliarias, de entre la muchas que componen el rico abanico existente en nuestro país. Entre las personalidades presentes destacó Su Alteza Imperial y Real el archiduque Jorge de Habsburgo-Lorena, nieto del último emperador austrohúngaro y actual embajador de Hungría en España, cuya presencia subrayó el carácter internacional y la proyección histórica de esta institución.


Finalizados los actos religiosos, los asistentes se trasladaron a la Real Gran Peña, donde tuvo lugar el tradicional cóctel de confraternización, espacio propicio para el encuentro, el diálogo y el fortalecimiento de los lazos personales e institucionales entre los miembros y las corporaciones invitadas.
Como colofón de la jornada, el Conde de Paredes de Nava, presidente del Real Cuerpo de la Nobleza de Madrid, pronunció un breve pero significativo discurso en el que evocó la vocación histórica de la corporación, fundada en el siglo XVIII bajo el amparo de la Corona, y reafirmó su compromiso permanente con la defensa de la Monarquía, la lealtad a la Corona y el servicio a España. Sus palabras concluyeron con un brindis por Su Majestad el Rey y por España, que fue acogido con general asentimiento.

El Real Cuerpo de la Nobleza de Madrid, heredero de una tradición que hunde sus raíces en la historia institucional de la Villa y Corte, continúa así desempeñando su papel como custodio de valores históricos, culturales y morales, manteniendo vivas unas formas y un espíritu que forman parte del patrimonio histórico de la Nación.

Para más información sobre el RCNM: https://rcnm.es/

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martes, 27 de enero de 2026

DE LA TRADICIÓN HERÁLDICA AL LOGO MODERNO: ¿UNA TRANSICIÓN TAN NATURAL COMO LÓGICA?

Alejandro Riestra Martínez 

«La transición del escudo heráldico al logo, no debe entenderse como una ruptura con la tradición, sino como su prolongación natural en un nuevo contexto comunicativo. Lejos de vaciar de significado los símbolos heredados, el lenguaje visual contemporáneo ofrece la posibilidad de reinterpretarlos, preservando su esencia y proyectándolos hacia el futuro.
Así como la heráldica nació para dar respuesta a una necesidad concreta de identificación, el logo responde hoy a esa misma necesidad en un mundo global, digital y saturado de imágenes. Ambos sistemas comparten un mismo principio fundacional: hacer visible la identidad y garantizar su reconocimient
o».

 

Desde los orígenes más tempranos de la heráldica, el escudo de armas se consolidó como algo más que un mero ornamento: fue, ante todo, un símbolo de identidad, linaje y autoridad. Cada metal, esmalte o figura, así como su disposición, poseía un significado preciso, permitiendo que personas, familias, instituciones o estamentos sociales fueran reconocidos de manera inequívoca.

Como señala Michel Pastoureau en Traité d’héraldique (1997): «El escudo no solo representa a quien lo porta, sino que es su firma visible en el mundo social y político».

Esta función de identificación visual resultaba esencial en un contexto en el que la identidad tenía un peso determinante, no solo en el ámbito militar, sino también en el social y el económico, ya que permitía comunicar de forma inmediata la posición de un individuo dentro de una estructura rigurosamente jerarquizada.
Con el paso de los siglos y la transformación de las formas de comunicación, la sociedad fue desarrollando nuevos mecanismos de identificación visual, entre ellos el "emblema simplificado"y , dando un paso más, el logo moderno. Aunque a primera vista pueda parecer un elemento puramente comercial, el logo cumple la misma función primordial que el blasón: identificar, distinguir y comunicar. Como sostiene Wally Olins en The Brand Handbook (2008): «Un logo es hoy la representación gráfica de una identidad; resume historia, valores y pertenencia en un solo signo reconocible».


De este modo, el logo puede entenderse como la herencia simbólica de la heráldica, adaptada a un mundo globalizado, digital y visualmente acelerado.
Esta transición no es solo conceptual. Miles de pueblos y ciudades, comunidades y países han llevado a la práctica la adaptación de sus escudos a  emblemas simplificados y a logos contemporáneos. Madrid, Barcelona y muchas otras ciudades y municipios de todo el mundo mantienen sus escudos oficiales para actos protocolarios, mientras que en su comunicación digital, institucional y turística emplean versiones estilizadas que simplifican los elementos heráldicos, logrando una mayor legibilidad y un reconocimiento inmediato.

Lo mismo ocurre en el ámbito universitario. Oxford o Harvard, por citar dos de las instituciones más prestigiosas y tradicionales, han desarrollado logos derivados de sus escudos centenarios, optimizados para aplicaciones digitales y materiales de difusión. Ejércitos, cuerpos policiales y asistenciales, e incluso países como el nuestro y muchos otros, han creado versiones simplificadas de sus escudos para uso institucional, preservando los símbolos históricos en formatos contemporáneos, reservando las versiones tradicionales para actos protocolarios de mayor solemnidad.

El vínculo entre escudo y logo reside, en última instancia, en su función como firma de distinción. Así como los blasones certificaban la pertenencia a un linaje y el estatus de su portador, los logos, además, certifican la pertenencia a un proyecto, una marca o una comunidad, comunicando autenticidad, identidad y continuidad. Ambos cumplen, en esencia, la misma función: garantizar que la identidad representada sea reconocible, memorable y respetada.

El logo que he escogido como símbolo comunicativo se inscribe dentro de esta misma lógica, reinterpretando las armas tradicionales mediante un lenguaje visual contemporáneo. Los esmaltes y metales (ahora reducidos a colores), las figuras y la composición remiten a la tradición heráldica más secular, mientras que la simplificación y la estilización responden a las necesidades de la comunicación moderna: adaptabilidad, claridad y presencia eficaz en medios digitales, impresos y audiovisuales. Así, este logo no es solo un signo gráfico, sino una auténtica firma visual con la que se busca conectar pasado y presente, manteniendo viva la esencia de la heráldica en el contexto de la identidad visual contemporánea.


La transición del escudo heráldico al "emblema sinplificado", y dando un paso más, al logo no representa, por tanto, un abandono de la tradición, sino su evolución natural (e incluso necesaria en muchos casos). La herencia simbólica de familias, instituciones y linajes encuentran en el logo una continuidad funcional que permite que la distinción y la identidad visual sigan vivas en un mundo donde la comunicación rápida y global exige signos claros, memorables y versátiles. De este modo, a mi criterio, el logo cumple la misma función que el blasón, sin perder su fuerza y su carga simbólica. No se trata, en ningún caso, de una sustitución por descalificación, sino de la prueba de que la heráldica, lejos de ser un vestigio del pasado sigue plenamente viva adaptándose a las formas en que las sociedades contemporáneas se representan, se reconocen y se distinguen a sí mismas.

Imágenes: 1) Logo de Alejandro Riestra. 2) Logo usado por don Bernardo Calvo de Barrietos. Ambos son fruto de una simplificación gráfica de sus propias armás heráldica.-  3) Emblemas heráldicos simplificados del College of Arms de Londres, más próximos a un logo que a un blaón tradicional, usados en su merchandising (el de la izquierda) y en su red social Linkedln (el de la derecha).
Publicado por La Mesa de los Notables.