viernes, 30 de enero de 2026

TRADUCTION DE L´ARTICLE: " LOUIS ALPHONSE DE BOURBON, DUC D´ANJOU: LE POIDS D´UNE COURONNE INVISIBLE" .

Riestra 2026

Il y a des couronnes qui ne se voient pas mais qui pèsent. Elles ne brillent pas en vitrine ni ne reposent sur des têtes sacrées, mais survivent dans la mémoire du Droit, dans la logique de l’Histoire et dans la silencieuse obstination des dynasties. La couronne de France, abolie par la révolution, mais jamais formellement éteinte sur le plan dynastique, appartient en droit proprement dit à cette catégorie.
Au centre de cette continuité nous trouvons aujourd’hui Louis Alphonse de Bourbon y Martinez Bordiu, Duc d’Anjou, que beaucoup de Français (tous les jours plus nombreux) reconnaissent comme Louis XX, Chef de la Maison de Bourbon, successeur des Rois très Chrétiens.

Né à Madrid en 1974, Louis Alphonse incarne un paradoxe profondément européen : il est espagnol de naissance, français de Droit Historique et de Sang Capétien. Sa figure ne s’explique pas selon la politique contemporaine, mais selon un concept beaucoup plus ancien du Pouvoir selon lequel la légitimité ne procède pas d’un consentement circonstanciel, mais de la transmission héréditaire, héritier nécessaire, conformément aux Lois Fondamentales, considérées comme supérieures à la volonté des hommes.


Depuis le couronnement d’Hugues Capet en 987, la Monarchie Française est régie par un ensemble de principes non codifiés, mais universellement acceptés : primogéniture masculine, exclusion de la femme et de la transmission en ligne féminine, continuité automatique du roi mort en son successeur légitime, et Indisponibilité de la Couronne. Ceux-ci appelés Lois fondamentales n’étaient pas une Constitution au sens moderne, mais quelques chose de plus profond : une tradition juridique Sacralisée par le temps.
C’est précisément sur ce terrain que repose le droit indiscutable de Louis Alphonse, à plus forte raison quand nous savons qu’actuellement son cousin, S.M. don Felipe VI, étant Roi d’Espagne, ne pourrait jamais être en même temps de France, au cas où cela lui correspondrait.
Comme descendant direct, en ligne masculine ininterrompue depuis Louis XIV, à travers son petit-fils Philippe V, premier Bourbon Roi d’Espagne, le Duc d’Anjou est aujourd’hui l’aîné des Capétiens par la primogéniture. Aucune autre branche (ni la branche d’Orléans, ni les collatérales) ne peut faire valoir une plus grand ancienneté en ligne masculine.

Le grand point de controverse historique est, comme chacun sait, la renonciation de Philippe V à ses droits à la Couronne de France en 1713, imposée par les puissances européennes dans le contexte du Traité d’Utrecht. Cependant cette renonciation pèche par un défaut essentiel : un Roi de France ne pouvait renoncer validement à la couronne parce que celle-ci ne lui appartenait pas en propriété privée. La Couronne était Indisponible, inséparable de l’Ordre de Succession et dépendait de Lois Supérieures y compris au Monarque régnant.
Ainsi ce que le droit international accepta comme solution politique, le Droit Dynastique français n’en reconnut jamais la validité. La lignée espagnole ne perdit jamais ses Droits, les conserva ainsi dans le silence, dans l’attente que l’Histoire oubliera les branches cadettes.
Quand en 1989 mourut Alphonse de Bourbon y Dampierre, le père de Louis Alphonse, se produisit un effet plus symbolique que public, mais non moins significatif.
Ainsi, son fils fut reconnu dans les Cercles Monarchistes comme le Chef de la Maison de Bourbon et héritier des Droits Dynastiques des Roi de France.

Louis Alphonse a assumé ce rôle avec une sobriété délibérée. Loin des activismes politiques ou du folklore nostalgique, sa présence publique s’est centrée sur le cadre culturel, historique et de représentation. Il a participé à des Commémorations Royales françaises, il a défendu la mémoire de la Monarchie comme partie essentielle de l’identité historique de la France et s’est toujours présenté, non comme un prétendant en recherche de pouvoir, mais comme le dépositaire d’une tradition millénaire.
En ce sens, sa personne ressemble plus à une sentinelle qu’à un prétendant : quelqu’un qui conserve, transmet et représente, sachant encore que le temps actuel ne lui est pas nécessairement favorable.

Le Duc d’Anjou avec plusieurs membres du Conseil de la Noblesse des Asturies.

Sa récente élection comme Conseiller Magistral du Royal Corps de la Noblesse de la Principauté des Asturies ajoute une dimension significative à son profil. Cette institution, héritière de l’antique noblesse territoriale espagnole, n’est pas un simple vestige social, mais un espace ou la tradition, la mémoire historique et la continuité symbolique conservent une grande valeur.
Que Louis Alphonse ait été intégré à cette dimension, ne tient pas du hasard :sa figure incarne une conception de la Noblesse, non comme un privilège vide, mais une responsabilité historique. A une époque dominée par l’éphémère, sa présence rappelle que l’Europe ne s’est pas construite uniquement sur des révolutions, mais aussi sur des dynasties, pactes du sang et des siècles de droit coutumier.

Soutenir les droits dynastiques de Louis Alphonse de Bourbon n’implique pas nécessairement de défendre une restauration immédiate de la Monarchie française. Pour beaucoup de ses défenseurs, la question est plus profonde : il s’agit d’affirmer que l’histoire ne peut être effacée par décret, et que même les républiques vivent, en partie, des héritages qu’ils disent avoir effacés.
Louis Alphonse représente, ainsi, une France alternative : pas celle de la rupture révolutionnaire, mais celle de la continuité historique : pas celle du pouvoir conquis, mais celle du pouvoir transmis ; pas celle du présent immédiat, mais celle de la longue durée.

Dans un monde qui a oublié la valeur de la légitimité, sa figure rappelle qu’il y a des Droits qui ne se prescrivent pas, des Couronnes qui ne se détruisent pas et des Rois qui ne nécessitent pas un Trône pour exister.

Riestra2026

Texte traduit par : Louis Angulo-Jovellanos.
Vous pouvez lire l'article original : ici.

Publicado por La Mesa de los Notables.